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Famille au nom énigmatique dont on distingue la souche ancienne de Husseren et celle plus récente des verriers de Wildenstein. La souche de Husseren, aussi orthographiée RAPUSCHEN, démarre avec deux frères, Antoine (Denig) et Claude (Clade), tous deux présents avant la guerre de Trente Ans. Antoine, bourgeois de Husseren dès 1630, décède vers 1665 date à laquelle est réalisé l'inventaire de partage de tous ses biens. Il eut au moins 4 garçons de son épouse Christina EHLINGER. Pour perpétuer le souvenir de sa mort une messe anniversaire fut fondée en l'église St Jean Baptiste de Mollau. Claude REBUSCHUNG, également bourgeois de Husseren était né vers 1613 et mourut, presque centenaire en 1709. Son épouse, Clara SCHIRMAN, qui le précéda de 15 ans dans la tombe, lui donna 3 filles. Ces dernières s'allièrent aux HORNLE, MULLER, GRUNENWALD et LARGER. La souche des verriers débute avec Durs (Ours) RUBISCHUNG, marchand verrier, qui épouse à Oderen en 1719 Anne Marie HUG, fille de verriers de Wildenstein. Nous sommes assez bien renseignés sur cette famille grâce au monumental travail de G.J.MICHEL qui vient de paraître (Verriers et verreries en Franche-Comté au XVIIIè siècle, ERTI éditeur)). Monsieur MICHEL identifie l'origine des verriers RUBISCHUNG dans le canton de Soleure, à Welschenrohr. Il précise que, si certains RUBISCHUNG s'en sont allés à la verrerie de Wildenstein, d'autres, ayant francisés leur nom en ROBICHON, se sont alliés en Franche-Comté (verreries de la Caborde, de Tournedoz, du Bief d'Etoz). Un personnage très important de cette famille fut Michel ROBICHON, co-fondateur de la très importante verrerie de Givors. Un fils d'Ours R., prénommé Claus (Nicolas), sera bûcheron à la verrerie de Wildenstein. Ce métier était fréquent car l'industrie verrière consommait alors de très grandes quantités de bois pour alimenter les fours qui tournaient nuit et jour. Nicolas passera plusieurs transactions dont les traces sont conservées dans le notariat ancien de la vallée de St Amarin. Il avait épousé en 1751 à Oderen Agathe STADELMAN. Dès 1753 il achète une petite maison en bois à la verrerie de Wildenstein pour la somme de 200 livres. Le vendeur est Joseph BUREY, maître-verrier. Pour payer cette maison il l'hypothèque auprès du vendeur. En 1761 il revend la moitié de cette maison à Joseph BRUNNER, marchand de verre à Wildenstein, pour la somme de 100 livres. En 1772 il échange des biens avec Nicolas HANS (biens à Oderen au Tschar, du fait de son épouse, contre des biens à La Bresse et à Gérardmer). En 1774 il achète un pré sis an dem Nägelenberg derrière la verrerie pour la somme de 50 livres en argent comptant plus un veau. La même année il achète à Blaise BUREY des prés à Wildenstein pour une somme de 150 livres plus 6 livres de pourboire et paiement du vin qui scellait la transaction. En 1776 il achète une grande maison avec les dépendances (étable, grange, jardin) au maire Jean Michel HUG, et la revend le même jour à Jean HUG. Enfin, en 1786 il vend à Barthel (Barthélémy) LIDY des prés et champs pour 258 livres et à Joseph JACOBERGER une maison pour 440 livres. Le curé Behra a dressé, en 1923, l'arbre généalogique sommaire des ROBISCHUNG de la haute vallée.
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