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Le nom de famille PAPIRER provient du métier de papetier, en allemand papirer, c'est-à-dire fabricant de papier. Venue d'Extrême-Orient, la fabrication du papier a été introduite en Europe au tournant du XIIIè siècle. En Alsace, le premier moulin à papier fut construit en 1463 à Vieux-Thann. Un cour d'eau était alors indispensable car la fabrication du papier nécessitait de grosses quantités d'eau. La force motrice était aussi employée pour actionner les battoirs qui réduisaient en bouillie les chiffons utilisés pour la pâte à papier (voir à ce sujet l'article de Pierre SCHMITT dans la Revue d'Alsace 1960 et dans les annuaires de la Société d'Histoire de Thann-Guebwiller). La première mention d'un moulin à papier à Cernay date de 1497. La famille PAPIRER, quant à elle, est citée à la fin du XVIè siècle. En 1580, Thiébaut BABEIRER était membre du conseil de la ville de Cernay. L'année suivante, il représentait l'hôpital Saint-Erhard de la ville lors d'une transaction financière. Au XVIIè siècle, Antoine BAPPEIRER semble avoir été un personnage important de la ville. Maître serrurier, il avait pris des apprentis dès 1607, dont Michel SCHMITT, fils d'un bourgeois de Cernay. Antoine possédait à Falkwiller des biens provenant du premier mariage de son épouse. A la même époque vivait à Cernay Nicolas BAPPEIRER, conseiller de la ville et marguillier de l'église Saint-Etienne. A ce dernier titre, il vendit en 1619 des vignes à Wattwiller à Gaspard BURGER et Blaise BABBEIRER, tous deux bourgeois de Wattwiller. Conrad, fils de Nicolas, épousa en 1631 à Cernay une fille d'Uffholtz. En avril 1641, Gabriel PAPEIRER épousa à Cernay Dorothée STöRCK. Rédigé une semaine avant la cérémonie religieuse, le contrat de mariage indique que Gabriel était fils de Jean PAPEIRER, bourgeois de Cernay. Le douaire promis à cette occasion par le fiancé à sa future était d'un montant de 50 florins, ce qui montre une aisance certaine de la famille. Les PAPIRER de Cernay prospérèrent au cours des XVIIè et XVIIIè siècles. Le notariat ancien de Cernay apprend que Jean-Georges PAPIRER, époux de Jacobée SCHOTT, possédait sa maison à Cernay, maison pour laquelle le fils Jean-Thiébaut, enrôlé au service du Roi de France, eut droit de préemption. En 1720, lors de la rédaction de l'inventaire des biens de la défunte épouse de Barthélémy PAPIRER, la succession reçut plusieurs maisons à Cernay et de très nombreux biens. Des articles de bijouterie furent partagés entre les héritiers, comme par exemple une alliance en argent doré "à l'ancienne mode" que reçut la fille Ursule ou un chapelet en pierres d'agathe avec une croix en argent promis à la fille Catherine. La famille PAPIRER est bien connue à Reiningue où ses branches sont fort nombreuses. Elle a la chance de posséder une généalogie familiale réalisée en 1795 par Martin PAPIRER et poursuivie en 1890 par un autre Martin PAPIRER, quatrième du nom (travaux communiqués par un descendant de la famille). Cette généalogie remonte à Jean PAPIRER, aubergiste au Saumon d'Or à Cernay, qui le premier se fixa à Reiningue avec son fils Morand et ses filles Anne et Agnès. Le fils Morand possédait dès 1653 sa maison dans le haut du village de Reiningue (terrier de Reiningue de 1653 conservé aux Archives Départementales du Haut-Rhin). Morand épousa Catherine KANTZER qui lui donna cinq enfants dont trois fils: Jean-Romain, Jean-Jacques et Jean-Morand. De cette famille est issue Anne PAPIRER, née à Reiningue en 1765, qui fut religieuse et fondatrice de la maison Sainte-Anne de Heimsbrunn (Dictionnaire des communes). La famille donna également naissance à l'historien de Kientzheim, le chanoine Eugène PAPIRER, retiré à Morschwiller-le-Bas. Version complète
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