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LEY serait une contraction du prénom Eley, en latin Eligius, en français Eloi.
Saint Eloi, décédé en l'an 660, était évêque de Noyon et conseiller de Dagobert 1er.
Deux vieilles maisons de Friesen,
village où les Ley sont cités
au XVIIIè siècle
Il est le saint patron des orfèvres.
On peut aussi penser que le nom provient du mot Lei signifiant ardoise.
Le préfixe LEYE intervient également très souvent dans la toponymie sundgauvienne: im Leüw en 1521 à Geispitzen, under dem Lewe en 1392 à Jettingen, am Leynacker en 1330 à Liebenswiller, Leyengasse en 1567 à Durlinsdorf, Leyenweiher à Pfetterhouse (STOFFEL).
A Colmar, l'Allemand Jean LEW fut recruté pour garder la ville en 1619.
Au XVIIIè siècle, les LEY étaient présents à Ammerschwihr, Bergheim et Holtzwihr.
En 1798, plusieurs LEY de Jebsheim travaillaient dans les fabriques mulhousiennes.
A Reiningue, un Mathis LÖW est cité dès 1573.
Cette même année, Nicolas LÖW habitait Didenheim.
En 1659, une famille LEY habitait toujours Reiningue, alors qu'en 1651 Nicolas LEY était membre du conseil de Morschwiller-le-Bas sous l'administration du maire Thiébaut GROSS.
Originaire de Porrentruy, Jeanne LEW épousa Nicolas PAPIRER en l'année 1634 à Cernay.
A Bâle, Martin LEÜW, pelletier, fut reçu bourgeois de la ville en 1635.
Ses armoiries figurent dans l'armorial de la corporation des pelletiers de Bâle et ont été reproduites dans le bulletin de la Genealogisch-Heraldische Gesellschaft der Regio Basel (bulletin 1/1990).
En 1581, Henri LEW de Carspach était caution lors d'une transaction passée entre Jean FERSTER et le chapitre de Thann.
A Aspach, deux couples LEY sont identifiés avec leurs enfants entre 1728 et 1780 (LEY-WOLFF et LEY-SCHMIDLIN).
A Hirsingue, nous trouvons François LEY dont le fils, Christophe, épousa en 1766 à Illfurth Catherine SCHIRLÉ.
Une importante souche LEY vivait, et vit toujours, à Ueberstrass.
En 1662, Jean EGENSCHWILLER et Georges LEUW d'Ueberstrass étaient condamnés par la justice d'Altkirch pour s'être pris de querelle.
Un fils de Georges, prénommé Nicolas, épousa vers 1683 Catherine SUR, la fille du sergent d'Aspach.
En 1698, il possédait un cheval et un boeuf. Le couple passa un contrat de mariage en 1697 pour compenser l'injustice que représentait la coutume, dite coutume de Ferrette, qui réglait les successions.
Les époux eurent une nombreuse descendance. Les fils Nicolas, Jean et Daniel LEUW épousèrent respectivement Catherine WOLFF de Heidwiller, Anne-Marie HUBSCHWERLIN de Largitzen et Anne-Marie DENGELIN de Hirtzbach.
Henri LOEW, probablement frère de Nicolas, eut également une descendance à Ueberstrass, par le mariage de ses fils Jean (avec Elisabeth MULLER de Tagsdorf), Georges (avec Catherine PHILIPP de Soppe-le-Bas) et Jean-Henri (avec Catherine KOHLER d'Ueberstrass).
A l'époque révolutionnaire, Maurice LEY fut enrôlé dans l'armée; il faisait partie de la cohorte d'Altkirch et était stationné à Mayence.
Non loin d'Ueberstrass, à Bisel, une autre famille LEY est attestée dans la seconde moitié du XVIIIè siècle. Il s'agit du couple Daniel LEY et Marguerite GOSSIN.
Quelques années auparavant, en 1719, Anne-Marie LEW, fille de Nicolas d'Ueberstrass, avait épousé Jean-Georges BERBET de Bisel.
A Friesen, nous trouvons également des LEI, et une maison porte une inscription, datée de 1792, concernant le couple MULLER-LEY.
A Seppois-le-Haut, Catherine LEY avait épousé François DEMUETH.
Le couple eut cinq enfants dont quatre étaient majeurs en 1773 (travaux de Jean-Luc ANGSELL).
Venu d'Oberwil en Suisse, Ursi LEY s'installa à Grentzingen.
Il avait épousé une concitoyenne, Elisabeth HENNER de Dornach.
Leurs enfants furent baptisés à Grentzingen à partir de 1680.
Plus près de la frontière, à Wolschwiller, une famille LEY apparaît au XVIIIè siècle.
La perte des registres de mariages et baptêmes antérieurs à 1773 complique la recherche.
Notons simplement la présence, dans la seconde moitié du XVIIIè siècle, de Jean-Georges LEW et son épouse Anne SPRINGINSFIELD, de Jean LEU et son épouse Anne RIGER ainsi que celle d'Ursi LEY et Marie SPRINGINSFIELD.
Enfin, le registre des décès nous apprend qu'en 1768 Jacques LEU, bourgeois de Wolschwiller, décéda au château de Belfort.
A Bendorf-Ligsdorf, on trouve un mariage, le 5 mai 1710, d'un LEY François avec GINNY Elisabeth « ex Sultz » (renseignements de M. RUETSCH).
Il travaillait vraisemblablement dans une verrerie du massif du Glassberg voisin (ex officina vitrioria) puis comme berger et venait d'ailleurs (probablement de Suisse puisque le parrain du fils venait de Koestlach) puisqu'il fut le seul LEY marié dans cette commune.
Leur fils, François Ignace né le 9 janvier 1713 à Bendorf, d'abord verrier puis gardien de moutons, a été retrouvé à Guémar ou il exerça les mêmes fonctions au domaine des deux Ponts à Illhauesern.
De son mariage avec LEYM Marguerite le 8 octobre 1745 (mention « ex Bentorff suntovia » pour François Ignace) naquît une nombreuse lignée de LEY qui se prolongea à Guémar jusqu'à la fin du XIXè siècle sur 7 générations.
L'un des fils, Ignace épousa le 11 janvier 1773 la fille d'une famille de vieille souche à Guémar: FRIDBLATT Elisabeth, un autre descendant, Jean Baptiste se maria avec Caroline GROLLEMUND le 23 octobre 1861, elle aussi fille d'une très ancienne famille dont l'un des premiers membres connus, Jean, fut assassiné par son fils au retour d'une beuverie à Colmar le 18 octobre 1684.
Un jugement du conseil souverain d'Alsace, repris dans le registre du tribunal de la ville de Guémar, (cote E DEPOT 30 JJ 60/2 aux ADHR) condamna à mort le parricide Jean.
Le 23 novembre 1684, il dut aller à genoux devant la maison de son père demander pardon, puis eu sa main droite coupée sur un billot, fut exposé 3 heures sur la place de l'Eglise puis fut étranglé.
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